Galerie 1

Elle, merveilleusement toute présente, La puissante, la belle divinement, la Nature.
Höderlin

Croissance, 2018/2019

150 x 200, Pigment Sable sur Toile

La dance, 2019, Hommage à Matisse,

150 x 100, Pigment Sable sur Toile  

La dance, 2019, Hommage à Matisse

48 x 38 , Encre de Chine, Aquarelle sur papier 

Gesicht, 2018, Couleur sur papier - tissu

19 x 19

test

Hyperion, 2017, Hommage à Hölderlin

96 x 85

Croissance, 2018

160 x 100

Croissance, 2018

160 x 100

Croissance, 2018

150 x 200, Pigment Sable sur Toile

Croissance, 2017

150 x 100

Croissance, Triptyque, 2015

100 x 240

Croissance, 2016

100 x 150

Croissance, 2018

100 x 140

Fließen (Couler), 2017

160 x 60

Hören im Sehen, Ecoutons en voyant, 2017

120 x 80

Icare, Hommage à Bruegel, 2017

34 x 48

Icare, Hommage à Bruegel, 2017

34 x 48

L'oiseau joyeux 

55 x 50

Croissance, 2017

60 x 70

Croissance, 2017

80 x 100

Croissance, 2017

70 x 70

SABINE BUCHMANN FAIT DANSER LA PEINTURE...

Nietzsche demandait à la pensée de danser...Car la danse est le contraire de la pesanteur, telle l'oiseau, elle est légère et libre. Alain Badiou, dans un beau texte sur la danse chez Nietzsche et Mallarmé, écrit : "La pensée trouve sa métaphore dans la danse, laquelle récapitule la série de l'oiseau, de la fontaine, de l'enfant, de l'air impalpable". (Petit traité d'inesthétique, Paris, Seuil, 1998, p. 93). La danse est innocence et, dans la pureté du dessin chorégraphique, contraire au théâtral.
Toute l'oeuvre de Sabine Buchmann, aussi bien dans le caractère organique de ses factures picturales que dans ses thématiques très variées, est sous le signe de l'innocence ailée du trait et de la couleur. Ce n'est pas un hasard si les oiseaux, les fleurs, les sillons de la terre, les parterres diaprés résistent à la pesanteur des choses pour accéder à la grâce. Les dernières recherches de l'artiste offrent des surfaces picturales savamment veloutées, parsemées de signes abstraits, de pictogrammes, avec parfois des citations de chefs-d'oeuvre de la peinture universelle (Brueghel, Matisse, Malévitch), qui sont là pour marquer une révérence et instaurer un dialogue. Le choix du célèbre panneau matissien de La Danse ne vient-il pas conforter l'idée que la rythmique chorégraphique est métaphore de la poétique picturale chez Sabine Buchmann?
La Nature est au coeur de toute la création de Sabine Buchmann, elle est la source primordiale de son acte pictural, comme chez Malévitch, qui est une de ses références essentielles, et, comme Malévitch le recommande, cette origine de la vision des choses est reconstruite sur le support choisi par le créateur. Il n'y a pas imitation d'une culture picturale autre, mais la création de son propre rythme, la création de nouvelles facettes linéaires et colorées du monde.
Jean-Claude Marcadé
Le Pam
janvier 2019

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